La Lettre du SPI, 23 mai 2020

Et finalement, qu’est ce qui compte vraiment ?

 

Le SPI vous invitait, le week-end dernier, à un petit exercice de relecture de cette expérience du confinement en s’appuyant sur cette conviction du jésuite Joseph Thomas (1915-1992) : « Ce qui fait l’homme c’est la reprise permanente des expériences qu’il a vécues… On vit en avant, on comprend en arrière ! Les évènements qui ont été vécus ne sont rien par eux-mêmes. Seule compte la manière dont nous les faisons nôtres en leur donnant un sens. L’homme qui ne revient pas sur ce qu’il a vécu en reste à la surface de lui-même... C’est quand on peut se dire soi-même ce que l’on a vécu que l’expérience est réellement intériorisée. Alors, elle est formatrice. »

Et maintenant, qu’est ce qui compte vraiment ? Telle est la question qui doit jaillir de cette relecture. Ce temps de confinement nous a obligés, brusquement, à nous poser, à cesser nos multiples activités et projets, à réinventer nos modes de communication et de célébration... et, peut-être, à prendre conscience que certaines choses de nos vies « d’avant » avaient besoin d’être réajustées.

Nous avons passé au tamis du confinement tout ce qui nous semblait, pourtant, si important jusque-là et apparaît, peu à peu, ce qui compte vraiment : du temps pour ses enfants, un rythme de vie plus calme, le besoin de prier quotidiennement, des relations peut-être moins nombreuses mais plus profondes, le désir de servir, etc.

Ce travail de relecture-discernement que chacun est en train de faire pour lui-même nous aurons aussi à le faire pour notre communauté paroissiale. La démarche « Mission Espérance », dans laquelle nous sommes embarqués, depuis bientôt 1 an, tombe à point nommé. Elle nous offrira les outils nécessaires à ce travail. Dès le mois de novembre, vous serez tous invités à participer à la deuxième phase de la démarche visant à analyser objectivement la situation de notre paroisse aujourd’hui et à définir un projet missionnaire pour les 10 prochaines années.

En attendant, il y a déjà une question que nous pouvons, chacun, nous poser. Suite à ce travail, que je viens de faire, de repérage de ce qui compte vraiment pour moi, qu’en est-il de mon mode de participation à la communauté paroissiale ? Est-il ajusté ? Est-ce que j’en fais trop et il me faut lever le pied ou est-ce que je pourrais en faire plus et si oui, de quelle manière ?

Un article, dans ce numéro du SPI, vous invitera à réfléchir à cette question. Un autre nous permettra de remercier tous ceux qui, durant le confinement, ont œuvré pour que la vie de la communauté reste bien vivante.

Aux uns comme aux autres, bon temps de préparation à la Pentecôte.

 

P. Maximilien